Logo de la Fondation vaudoise pour la culture


Créée en 1987, la Fondation vaudoise pour la culture a pour but d'honorer et récompenser les personnalités du monde culturel du canton de Vaud et leur donner les moyens matériels de poursuivre leur œuvre.

Palmarès 2009

Olivier Estoppey, sculpteur

Laudatio

Dessins, sculptures, installations, en trente ans de carrière, l’artiste prolifique d’Ollon a fait mentir l’adage que nul n’est prophète en son pays. En permanent dialogue entre l’homme et la nature, l’homme et son environnement, à la limite du rêve et de la légende, « l’homme des lisières » crée ses œuvres en fonction du lieu qui les abritera. Le dynamisme des sujets dialogue avec la puissance des matériaux, en particulier le béton qu’Olivier Estoppey affectionne particulièrement. Onirique, poétique, son bestiaire mythologique éveille la capacité d’imagination de chacun. Et puis les loups sont entrés dans Paris et de Bex et arts aux jardins du Palais royal, ils ont rejoint les plateaux de cinéma pour peupler le monde d’Agatha Christie.

Grand prix 2009

Le Grand prix, d’un montant de 100’000 francs, honore une personnalité du monde culturel vaudois qui a enrichi le pays par une œuvre forte et une approche neuve. Cette importante somme apporte à un créateur reconnu le bien le plus précieux : un temps libéré de contraintes financières.

Yves Burnier, metteur en scène

Laudatio

Son credo pour le théâtre : la création ! Quelle vitalité à la faire exister pour les spectateurs aussi variés que les sentiments profonds qu’il touche en eux. Didactique pour les jeunes qu’il entousiasme par son dynamisme, il leur fait découvrir et partager sa passion qui deviendra la leur pour toute leur vie. Yves Burnier a choisi de faire vivre cette aventure en plein pays chablaisien, à Aigle, qui, du coup, est désormais une étape incontournable du théâtre indépendant vaudois et de l’initiation théâtrale. On ne peut être que des admirateurs d’Yves Burnier pour la sensibilité qu’il éveille en nous. Mêlant à la fois rire et lucidité, joie et raison et, par-dessus tout cet amour du théâtre, il nous le fait partager avec bonheur. Eclectique passionné, il transmet son énergie créatrice à ceux qui l’entourent. Il nous alimente de cette source artistique pour mieux nous la faire découvrir avec toutes les facettes subtiles qu’elle recèle.

Prix de l'éveil 2009

Le Prix de l’éveil, d’un montant de 20’000 francs, récompense une personnalité vaudoise qui enrichit la vie culturelle du canton en suscitant l’éveil du public, jeune ou adulte, par son travail de créateur, de médiateur, de formateur ou d’initiateur.

Vincent Perez, acteur, réalisateur, scénariste

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Le parcours cinématographique de Vincent Pérez aurait pu aisément lui faire oublier ses racines et les premiers émois de son enfance en pays de Vaud. Mais non, c’est ancré en lui, il revendique et réaffirme son attachement. C’est peut-être parce que, né à Lausanne, il est le fils d’un homme qui a dû quitter son pays, l’Espagne, pour chercher « une vie meilleure ». Voilà plus de 20 ans qu’il tourne. Happé par le succès en 1990 avec Cyrano de Bergerac, il ne s’est pas laissé piéger par les « films à costumes », où son élégance et sa séduction font pourtant merveille. Ce qui frappe dans son parcours, c’est son goût du risque, son refus de la ligne droite et confortable, sa curiosité de tout. Cette curiosité qui nourrit son travail de réalisateur et de scénariste, y compris dans la bande dessinée, son autre passion, repose sans doute sur une leçon d’exigence, celle donnée par celui qui fut son maître aux Amandiers à Nanterre, et qu’il a retrouvé souvent au cinéma : Patrice Chéreau.

Prix du rayonnement 2009

Le Prix du rayonnement, d’un montant de 20’000 francs, distingue une personnalité du monde culturel vaudois dont la renommée va au-delà des frontières du canton de Vaud et de la Suisse.

Nicole Seiler, chorégraphe

Laudatio

Formée sur les berges enchanteresses de la Melezza auprès du mime Dimitri, puis le long des canaux de Bruges et enfin auprès du Maître Béjart, sur les rives du Léman, le geste chorégraphique de Nicole Seiler coule de source. Au naturel elle joint très tôt l’artifice. Entremetteuse des temps modernes, elle mêle dans ses créations le mouvement analogique et la technologie digitale dans un même élan passionné. Internet, la photographie et la vidéo ne sont pas ses ornements ; ils sont les prolongements cybernétiques et poétiques de ses corps dansés. Nicole Seiler met son audace au service d’un humanisme contemporain que sa compagnie exporte depuis 2002 dans le monde entier, en ambassadrice d’une Suisse qui explore les limites de son époque.

Prix culturel vaudois Danse 2009

Le prix culturel Danse 2009, d’un montant de 15’000 francs, met en avant une chorégraphe du canton.

Lee Maddeford, auteur, compositeur, interprète

Laudatio

C’est un artiste en miroir.

Aux froids profonds de son Alaska natal, il oppose les douceurs majeures de son Lavaux d'adoption.

A ses six frères et sœurs de sang, il substitue autant de pianistes de cœur qui donnent au nombre sept une nouvelle valeur absolue de la mathématique du clavier.

Il en distille un duo dont les quatre mains produisent des aventures inédites restées sans suite mais pas sans conséquences. Des beautés inégalées qui font de leurs auditeurs des privilégiés de la mémoire.

Aux improvisations pas toujours libres du jazz, il ajoute les harmonies réputées contraintes du registre militaire et célèbre ainsi sans tabou les richesses de la Musique comme un art majeur de résonances éclatées.

Ses notes bleues expriment à merveille l'alliance de génies qu’un océan sépare: Lee Maddeford, c'est la grandeur de l'Amérique qui se reflète dans la profondeur du Léman.

Prix culturel vaudois Musique actuelle 2009

Le prix culturel Musique actuelle 2009, d’un montant de 15’000 francs, met en avant un auteur, compositeur, interprète du canton.

Asa Lanova, écrivaine

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Petite fille, elle se rêvait comédienne, puis ballerine. Elle est écrivain. Mais la vie, sa vie, en tout cas, est un songe. Et certains de ses épisodes, telle sa passion pour un chorégraphe dont lle fut l’Ophélie, alimentent son écriture.

Avant de se voir imposer son nom de « Gazelle tartare », par un maître de ballet russe vampirisant, Asa Lanova avait adopté la devise de Sarah Bernhardt : « Quand même ». Elle l’a conservée et appliquée, en dépit des vicissitudes d’une riche existence. C’est donc « Le cœur tatoué » qu’elle est revenue d’une « Dernière migration » à Alexandrie. Le blues en moins et quelques chats en plus … Quand même !

Prix culturel vaudois Littérature 2009

Le prix culturel  Littérature 2009, d’un montant de 15’000 francs, met en avant une écrivaine du canton.